LE FESTIVAL JAZZ EN TECH
10ème édition 2025
Une heureuse année pour Jazz en Tech.
Heureuse année que celle de ses « dix ans » !
Cet anniversaire, c’est l’occasion pour ce festival de recevoir sur scène les plus belles musiciennes et chanteuses, les plus passionnants de ses musiciens et donc de s’honorer en offrant les plus beaux cadeaux possibles à toutes celles et à tous ceux qui aiment le jazz…depuis dix ans ou peut-être même depuis leurs « dix ans. »
Le fantastique saxophoniste Stefano di Battista – s’il fallait citer l’un des musiciens de cette édition – sera ainsi à l’honneur en ouvrant la scène à Céret, capitale de tous les arts depuis plus d’un siècle, le 7 août , place de la République. Il le fera avec des musiques de la « Dolce Vita », le film de Federico Fellini. Ce qui ajoutera à la magie du jazz, celle du cinéma le plus créatif. Et aussi tout l’enthousiasme de la culture italienne. Avec tous les thèmes de cette musique que nous sommes si nombreux à aimer.
Jazz en Tech nous promet ainsi cinq soirées de rêve et d’enchantement. Des moments où « la vie est douce », émouvante, joyeuse. Quand elle bat au rythme du jazz.
Nous vous révélons le 1er groupe qui va ouvrir Jazz en Tech à Céret… et la suite du programme au 10 avril
Né le 14 février 1969 à Rome, c’est durant son enfance que Stefano Di Battista s’initie à la musique, dans un orchestre de quartier composé majoritairement de cuivres. Ayant débuté le saxophone à l’âge de treize ans, il s’intéresse au jazz par le biais de disques d’Art Pepper et de Cannonball Adderley, deux musiciens qui resteront des influences durables. Il suit une formation académique avant de commencer à « faire le métier » dans la variété. La rencontre avec Massimo Urbani (1957-1993), saxophoniste alto italien marqué par le feu parkérien, joue également un rôle déterminant dans son ambition à devenir un musicien de jazz. Il faut cependant attendre un concours de circonstances pour que le talent du jeune saxophoniste romain puisse éclater au grand jour. Encouragé à se rendre à Paris par le pianiste Jean-Pierre Como qui l’a entendu pendant l’été 1992 au festival de Calvi, Stefano Di Battista séduit rapidement plusieurs musiciens de la capitale française qui lui mettent le pied à l’étrier, notablement le batteur Aldo Romano (deux disques témoignent de leur association) et le chef d’orchestre Laurent Cugny qui lui fait une belle place – ainsi qu’à son compatriote trompettiste Flavio Boltro – dans l’ONJ qu’il constitue en 1994. Même s’il est, dès lors, surtout actif en France, il maintient des liens étroits avec la communauté des jazzmen italiens, enregistrant notamment avec ses compatriotes Enrico Rava (1996), Rita Marcotulli (1998), Daniele Scannapieco (2003) et Dario Rosciglione (2004).
C’est donc avec un quartet transalpin (Eric Legnini, André Ceccarelli, Rosario Bonaccorso) qu’il enregistre en 2002 son troisième album chez Blue Note, Round About Roma, accompagné d’un orchestre symphonique dirigé par Vince Mendoza. Il poursuit son parcours sur le label avec un projet hommage à Charlie Parker, puis le virtuose Trouble Shootin’ en 2007, sur lequel il invite notamment Fabrizio Bosso à la trompette et Baptiste Trotignon au Hammond.
Il revient quelques années plus tard sur le label italien Alice Records avec l’album Woman’s Land, prenant pour inspiration certaines des grandes figures féminines du 20e siècle. Par ailleurs, il poursuit alors une fidèle collaboration avec la chanteuse Nicky Nicolai, qu’il accompagne sur ses projets personnels.
Sideman reconnu, invité par ses collègues en France comme en Italie sur scène et en studio, il cultive en particulier sa capacité à dialoguer avec d’autres artistes. En 2014, il enregistre ainsi son album Giù La Testa avec le guitariste bayonnais Sylvain Luc, mélodiste tout aussi virtuose que Di Battista. Puis il retrouve Nicky Nicolai pour un projet original avec l’écrivain Erri De Luca, intitulé La Musica Insieme, à la frontière entre littérature napolitaine et performance musicale.
En 2021, Stefano Di Battista revient avec Morricone Stories, un album hommage à Ennio Morricone, avec qui il a eu la chance de travailler. Il retrouve sur ce projet André Ceccarelli à la batterie, Fred Nardin au piano et Daniele Sorrentino à la contrebasse.
Fort de son succès public avec plus d’une trentaine de concerts français en quartet, il s’attelle désormais à un nouveau répertoire avec son groupe transalpin, sur un nouvel album intitulé La Dolce Vita (mars 2024). Amoureux de la mélodie, magicien du timbre, Stefano Di Battista fait résonner sous un nouveau jour les thèmes rendus célèbres par Paolo Conte, Andrea Bocelli, Lucio Dalla, tout en faisant honneur à des compositeurs comme Renato Carosone ou Armando Trovajoli.
source : https://www.stefanodibattista.eu/fr/la-dolce-vita-fr/
La Dolce Vita is more than just a film title; it is a gateway to a whole other world. A world of silver-screen fantasies, but also one of life, passion, style, desire, beauty and dreams, which emerged during a unique period in Italian history, and which have continued to resonate through the decades, right up to the present day.
Stefano Di Battista decided that the time had come to bask in this resonance and create an album that combined the brilliance of the great Italian music of yesteryear with the need to keep it alive, scintillating and eternal. The album aims “to explore some of the extensive and wonderful Italian repertoire from the ‘Dolce Vita’ years onwards and bring it to the attention of today’s global audience”, Stefano Di Battista explains. “These compositions epitomise Italian culture and the skill of our great composers, drawing both on what was undoubtedly Italy’s golden age and on the legacy of those years that lives on inside us today”.
Nino Rota’s incredible composition – which lends its name to the album and instantly transports us to a boundless fantasy world – therefore sits alongside Paolo Conte’s Via con me and Nicola Piovani’s legendary La vita è bella. There are pop songs, like the amazing Una lacrima sul viso, written by Iller Pattaccini with lyrics by Mogol and turned into a hit by Bobby Solo, and an operatic echo in Lucio Dalla’s now classic Caruso.
All held together by a strong and unique sensibility, by the flawless playing of a superb band – Matteo Cutello on trumpet, Fred Nardin on piano, Andrea Sorrentino on bass and André Ceccarelli on drums – and especially by Di Battista’s ability to transform every piece into something else, transporting the listener to a magical (and here quintessentially Italian) new place. “I found working on these tracks took me into a beautiful world”, Di Battista continues, “so I decided the best approach was to let the tunes guide me, to enter into the melodic structures and discover their heart for my improvisation. In other words, not producing tracks featuring solos, but single entities, with the exposition and improvisation intertwined”. Some of his choices may appear unusual, like Con te partirò, written by Francesco Sartori and Lucio Quarantotto and introduced to global audiences by Andrea Bocelli, which in the saxophonist’s hands becomes a sort of magic portal between past and present. Or Domenico Modugno and Franco Migliacci’s ‘well-worn’ Volare (also known as Nel blu dipinto di blu), where Di Battista avoids taking the obvious path and instead breathes fresh life into the song, fully capturing its ‘surrealist’ spirit: “Performing pieces like these may be a gamble”, the saxophonist says, “but it is something I have always loved doing. And in the end, it turned out that these are perhaps the most interesting tracks on the album”. But it is not enough to call the route Di Battista charts through the melodic devices of the great Italian repertoire ‘eclectic’: this does not fully explain its richness. Like the brilliant leader that he is, Di Battista takes his bandmates into a hugely diverse array of landscapes and through an equally wide-ranging set of emotions. These range from the cutting irony of Renato Carosone’s Tu vuò fa l’americano, where the piece’s American and Neapolitan roots become lost in the ensemble’s limitless improvisation, to the subtle melancholy of Sentirsi solo, written by Piero Umiliani for the film Fiasco in Milan (original title Audace colpo dei soliti ignoti): “a composition I had not come across before”, the saxophonist notes, “from a Chet Baker soundtrack. It has an incredible atmosphere: there is no long, song-like melody, it is ‘sparse’, with a mood that transports you to that blue world that defines Baker’s universe, linked to his demons, and with a captivatingly mysterious flavour.
And there are other masterpieces on this album too: the magic of Roma nun fa la stupida stasera, written by the peerless Armando Trovajoli and the duo Garinei e Giovannini; the unprecedented allure of memory in Federico Fellini’s Amarcord, translated into music by Nino Rota; and the exquisite artistry of Ennio Morricone in La Califfa. All subtly balancing past – the compositions – and present – the way they are interpreted by Di Battista and his band.
“Taking on the past made us feel very small”, Di Battista concludes. “That music contains a level of artistry that seems very difficult to achieve nowadays. But the process of reviving these works, ensuring they can thrive in today’s world, gives us real satisfaction. This means I want to savour them; I am happier when I play and I have more fun. And I can explore inside them: they give me space to improvise, to invent, to forge a connection with my roots and my Italian culture, but also to look beyond. Because even when they were first written, these pieces – with their melodies, their captivating chromaticism and their joy – were never provincial, they never had borders”.
Born in Rome, saxophonist Stefano Di Battista came to jazz through the records of Art Pepper and Cannonball Adderley. Encouraged to move to Paris by pianist Jean-Pierre Como, who heard him during the summer of 1992 at the Calvi Jazz Festival, Di Battista quickly found his footing in the French capital.
Di Battista’s highly acclaimed album for Blue Note Records “Round About Roma” with a symphonic orchestra conducted by Vince Mendoza is “an exquisite work of music that engages the mind as well as the heart” (All About Jazz). Di Battista followed up with another two albums for Blue Note Records: a tribute to Charlie Parker Parker’s mood , and the virtuosic Troubleshootin’.
Stefano Di Battista is a master of sound and melody, virtuoso in his improvisations and authentic in his approach to the song. Three years after his first record on Warner Music Morricone Stories, he now returns with La Dolce Vita.
source : https://www.stefanodibattista.eu/en/la-dolce-vita-en/
Né à Rome en 1969, Stefano Di Battista découvre le jazz adolescent, influencé par Art Pepper et Cannonball Adderley. Sa rencontre avec Massimo Urbani le pousse vers une carrière jazzistique. Installé à Paris en 1992, il collabore avec Aldo Romano et Laurent Cugny au sein de l’ONJ. Il poursuit sa carrière entre la France et l’Italie, enregistrant avec Enrico Rava et Rita Marcotulli. Sous le label Blue Note, il enregistre « Round About Roma », un hommage à Charlie Parker et « Trouble Shootin' ». Revenu chez Alice Records, « Woman’s Land » rend hommage aux femmes marquantes du 20ᵉ siècle.
« La Dolce Vita » de Stefano Di Battista revisite les classiques italiens, de Nino Rota à Lucio Dalla, avec une touche jazzistique moderne. Il capture l’essence d’une époque dorée, où la musique reflétait la passion et la beauté de l’Italie. Accompagné d’un quartet talentueux, Di Battista transforme ces mélodies en improvisations captivantes, créant un pont entre le passé et le présent. Il explore des thèmes emblématiques, insufflant une nouvelle vie à des morceaux comme « Volare » et « La Califfa ». L’album célèbre l’héritage musical italien, tout en transcendante les frontières.